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Les DSI planchent en Helvétie

 

Le Resah a organisé fin septembre les premières « Rencontres européennes des DSI du secteur de la santé » en partenariat avec le GCS SESAN. Une vingtaine de DSI hospitaliers s’est retrouvée en Suisse pour une série de visites et de conférences. Afin de découvrir le fonctionnement et l’organisation des établissements romands et réfléchir ensemble à comment améliorer la qualité de service de la DSI auprès des patients et des équipes de soins.

Réunir des représentants de la communauté des DSI au moins une fois par an, à l’occasion d’un voyage d’études dans un pays de l’Union, pour réfléchir ensemble aux grands enjeux de demain. Voilà l’objectif principal des rencontres européennes des DSI du secteur de la santé organisées conjointement par le Resah et le GCS SESAN. Pour la première édition, destination la Suisse, avec la visite du centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne, où Julien Berthel, DSI du CHRU de Tours, a particulièrement remarqué « l’expérience de la prise en compte de la perception de l’attente par les patients » « L’implication de la direction générale est très importante dans la politique des systèmes d’information ce qui représentent une force. Ce secteur n’est plus visualisé comme une dépense ou un coût », retient Mehdi Gasmi, responsable SI Budget & Expertise du groupe Orpea. Les hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont également accueilli la délégation française et ont présenté la feuille de route de la DSI chargée d’appuyer le plan quinquennal de l’établissement baptisé Vision 20/20. « On partage les mêmes orientations stratégiques de part et d’autre de la frontière », remarque Philippe Boulogne, DSI de l’hôpital Foch, frappé par la qualité du matériel de l’unité de formation et de simulation destiné aux chirurgiens genevois. « Les Suisses ont des moyens impressionnants. Cela saute aux yeux. Nous sommes dans un autre monde, avec des budgets bien supérieurs aux nôtres », constate Fabrice Cianni, DSI du GHT Plaine de France, « bluffé » par ailleurs par certains aménagements des chambres, couloirs et unités de soins des HUG avec des tableaux de bord très simples qui prouvent que l’efficacité d’un système d’information ne passe pas forcément par son informatisation : « on amalgame trop souvent les deux concepts ».

Un temps de partage et de réflexion entre pairs
 

Fil rouge du voyage d’études, l’amélioration de la qualité de service des DSI a fait l’objet de plusieurs ateliers, conférences et études de cas. « La qualité de service est un ensemble collectif avec lequel la DSI est en intersection. Elle doit répondre aux besoins des métiers. Pour mettre en place ou améliorer une qualité de service, il est nécessaire d’identifier les attentes, de les décliner en propositions, de contractualiser et de vérifier si les services mis en œuvre répondent aux attentes », juge Julien Berthel. « La DSI doit être plus proche. Il faut qu’elle sorte de ses murs, que les chefs de projet comprennent les métiers qu’ils accompagnent. Le concept du "vis ma vie" en immergeant les chefs de projets dans les secteurs concernés permet de mieux comprendre les besoins et donc d'améliorer la qualité de service, estime Philippe Boulogne. Pour Fabrice Cianni, la relation avec la maîtrise d’ouvrage est un levier fondamental : « Le problème, c’est que les équipes médicales, paramédicales et administratives ne sont pas assez disponibles ou ne s’investissent pas au motif qu’il s’agit d’informatique. La situation est relativement identique en Suisse », observe le DSI francilien. Au-delà de la découverte du système de santé suisse romand, les DSI français ont énormément apprécié ce temps de partage avec des pairs. D’autant que ces moments sont plutôt rares. « Être trois jours ensemble, cela permet de se comparer, de faire le point sur l’avancée des chantiers, d’échanger sur les fournisseurs, les outils », pointe Philippe Boulogne. « La participation des DSI hospitaliers est l’occasion de mettre en place des connexions hôpitaux-Ehpad, aide à domicile et clinique, nous pouvons devenir un partenaire important. Il faut décloisonner », milite Mehdi Gasmi, dont le cheval de bataille est « d’établir des connexions entre les deux pôles ». Le déplacement lui a permis de mieux connaître le Resah : « je n’en avais jamais eu l’occasion ». Enchantés par cette initiative, les DSI interrogés ont d’ores et déjà noté sur leur agenda la 2e rencontre en 2020 programmée à Barcelone.

 

Un événement Resah organisé en partenariat avec : 

 

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