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Le Resah s’engage résolument dans les achats responsables

Présenté le 13 octobre par la Médiation des entreprises et le Conseil national des achats, le nouveau parcours national des achats responsables a pour objectif d’encourager organisations publiques et privées à se lancer dans la démarche à l’image du Resah, signataire de la Charte fournisseurs et achats responsables et qui est aussi candidat à la labellisation.

 

2200 entités publiques et privées signataires de la Charte fournisseurs et achats responsables (RFAR), née en 2010 à l’initiative de la Médiation des entreprises et le Conseil national des achats. Et 62 titulaires du label du même nom. De plus en plus d’hôpitaux, de collectivités et d’entreprises choisissent volontairement de se lancer dans une démarche d’achat responsable. Pour accélérer encore cette transformation, la Médiation des entreprises et le CNA ont présenté à Paris, le 13 octobre, le « parcours national des achats responsables », dont la principale innovation est la graduation du label RFAR, en trois niveaux : bronze, argent et or. Un label plus inclusif et un cheminement progressif soutenus par Olivia Grégoire, secrétaire d’Etat chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable.

 

 

À cette occasion, Dominique Legouge, directeur général du Resah, est venu témoigner, pour la sphère publique, de l’intérêt de s’engager dans ce mouvement. Le Resah est en effet signataire de la Charte. « Elle a beaucoup d’utilité pour nous parce qu’elle nous permet déjà de bien structurer notre relation fournisseur autour de grands engagements porteurs et créateurs de valeur. La Charte nous permet aussi de mobiliser nos équipes ». Le Resah travaille actuellement « particulièrement sur la prise en compte de l’impact territorial de nos achats, que ce soit sur le plan économique, social et environnemental », a poursuivi Dominique Legouge.

Déclinaison concrète sur le terrain : le consortium constitué avec UniHA « dont l’objectif est de mettre en place une politique d’achat commune, qui vise à localiser la production des équipements de protection individuelle, en Europe et si possible en France. » Un premier dossier commun a abouti, après appel d’offres, à un marché attribué à une entreprise françaises pour fabriquer 2 milliards de gants en nitrile. « Le fournisseur est conduit à créer une usine en région Pays de Loire, qui sera fonctionnelle dès l’année 2022. Cela représente une commande importante, de 100 millions d’euros sur 4 ans. Cela a un impact en termes de sécurisation de nos approvisionnements. Nous allons aussi dans quelques semaines réaliser un achat de masques dans le même état d’esprit. »

 

Mais le Resah ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’il est candidat à l’obtention du label. « Cette démarche présente énormément d’intérêts. Elle est essentielle pour cadrer dans la durée nos engagements en matière d’achat responsable et de relations fournisseurs. Elle permet d’avoir une vraie reconnaissance pour les équipes qui travaillent tous ces sujets et de répondre aux attentes de nos adhérents car le personnel hospitalier est très sensible à la RSE », a expliqué Dominique Legouge qui a promis d’inciter les établissements de santé et aussi l’écosystème industriel de la santé à suivre ce sillon.

 

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